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En-Marche.be présente son manifeste “Pour une nouvelle éthique de la démocratie et de l’efficacité publique en Wallonie”

Au-delà de la réforme des pratiques et de la gouvernance, la Wallonie nécessite un changement profond des méthodes de conception et de pilotage de ses politiques publiques.


Actualité Jeudi, 15 Février 2018
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NAMUR, le 15 février 2018 - En-Marche.be, le mouvement politique citoyen belge inspiré du mouvement éponyme français, annonce aujourd’hui la publication de son “Manifeste pour une nouvelle éthique de la démocratie et de l’efficacité publique en Wallonie”.

Le Manifeste complet est disponible ici.

Constatant que les problèmes de stagnation socio-économique de la Wallonie depuis 40 ans sont dus en grande partie à l’absence de priorité donnée à l’intérêt général wallon, dilué dans la domination d’alliances d’intérêts particuliers, En-Marche.be établit une liste de 10 principes clés pour rétablir la capacité de la Wallonie à concevoir et piloter ses politiques au profit de l’ensemble des citoyens wallons, de façon plus efficace, avec le souci de parvenir à réaliser des objectifs réellement ambitieux.

La Wallonie doit s’imbiber d’une nouvelle éthique publique, à la fois forte, juste, ouverte et efficace.  

Les axes principaux du “Manifeste pour une éthique de l’efficacité publique en Wallonie” publié par En-Marche.be sont les suivants:

Fin des logiques de partage de gâteau entre acteurs historiques

Les représentants régionaux sont élus pour guider et défendre les intérêts de la Wallonie. Ils représentent la population wallonne dans son ensemble et, en aucun cas, les intérêts particuliers (locaux, catégoriels, particratiques...).

L’exercice de consultation doit être ouvert à toute la société civile de la façon la plus transparente au moment de la conception des politiques. La consultation doit être non-exclusive. Elle ne doit pas être limitée aux organisations historiques. Les procédures de consultation doivent recourir à des méthodes modernes de collecte d’intelligence collective.

Le concertation sociale est une pierre angulaire de notre tradition et de nos pratiques. La concertation n’est toutefois pas vouée à remplacer le pouvoir politique.  Elle est un moyen. Il convient de renforcer les mécanismes démocratiques afin d’éviter la persistance de monopoles historiques de la représentation sociale, notamment dans le secteur public. Un système plus ouvert, laissant à de nouvelles organisations représentatives la possibilité d’émerger et de participer aux mécanismes de concertation est souhaitable.

Le gouvernement est redevable vis à vis du parlement et non des partis politiques. Les parlementaires soutiennent un projet de gouvernement et une politique. Ils restent libres, en dernière instance, de proposer des mesures et de les faire voter, si nécessaire, par des majorités alternatives.

 

Respect absolu du principe de séparation des pouvoirs

L’équilibre des pouvoirs est indispensable au bon fonctionnement de la démocratie et à l’efficacité des décisions publiques. La Wallonie ne peut tolérer les situations où les acteurs politiques sont juges et parties en raison du cumul de fonctions exécutives avec d’autres niveaux de pouvoir. Le décumul entre les niveaux de pouvoirs est une obligation absolue.

Les cabinets ministériels n’ont pas vocation à gérer les questions opérationnelles. En Wallonie, la composition des cabinets ministériels doit être ramenée à dix personnes maximum, dans un rôle qui se limite à la communication, à la supervision stratégique et à la liaison entre le gouvernement et les départements. L’exécution des politiques est soumise à une administration efficace, forte, compétente, chargée de rendre des comptes régulièrement sur l’efficacité des mesures mises en oeuvre en fonction des objectifs fixés et, le cas échéant, d’y apporter des corrections. Cette disposition implique la fin de la gestion opérationnelle des politiques gouvernementales dans le huis clos des  “inter-cabinets”. La gestion opérationnelle doit impliquer systématiquement les administrations compétentes et autoriser les contributions extérieures, sans exclusive. Au terme de la législature, le personnel de cabinet ne pourra postuler à des postes de direction dans l’administration ou des organismes para-publics régionaux pendant une période de réserve de minimum 3 ans. La composition des cabinets doit être totalement transparente. L’exercice d’une fonction de cabinets est incompatible avec l’exercice de tout mandat politique exécutif, quel que soit le niveau de pouvoir. 


Neutralité et objectivation garantie dans la fonction publique

Des organismes neutres dépendant et rapportant directement au parlement, et non au gouvernement, doivent évaluer régulièrement la mise en oeuvre des politiques, constater leur efficacité par rapport aux objectifs particuliers et aux objectifs globaux de la politique régionale définie par l’autorité exécutive, ainsi qu’émettre des recommandations au parlement wallon.

Les recrutements dans la fonction publique doivent être objectivés jusqu’au sommet de l’administration. La décision finale doit revenir à des organismes neutres. Les interventions extérieures aux procédures normales usant d’un pouvoir non-légitime sur les procédures de recrutement peuvent être légalement prohibées. La mobilité dans l’ensemble de la fonction publique wallonne doit devenir un principe de base, ce qui inclut des passerelles entre toutes les institutions publiques.

Une réelle éthique de la collaboration

Le principe de l’évaluation par équipe évite le développement de stratégies individuelles (à un niveau personnel ou dans le cadre d’un département), de situations de compétition nuisant à la recherche de l’intérêt général. Evaluer l’action de groupe encourage les comportements solidaires, la collaboration, la transversalité. Ce principe doit devenir beaucoup plus systématique en Wallonie.

La collaboration entre individus, organismes, départements, équipes doit devenir une valeur première, encouragée, évaluée s’il le faut. Elle doit faire partie intégrante de cette nouvelle éthique publique en Wallonie

Téléchargez le Manifeste ici

A propos de En-Marche.be :

En-Marche.be est un mouvement citoyen belge lancé au printemps 2017, dans la foulée de l’élection d’Emmanuel Macron en France, inspiré de sa vision politique socio-économique ouverte ainsi que de son projet européen. C-Vox est toutefois complètement autonome. Le mouvement rassemble aujourd’hui près de 300 sympathisants et prépare sa participation aux élections régionales, législatives et européennes de 2019. Il vise également à se présenter lors d’un premier test aux élections communales de 2018. Une dizaine de listes se revendiquant de En-Marche.be sont aujourd’hui en préparation dans différentes communes wallonnes. Le mouvement fonctionne sur base d’un organigramme très décentralisé, avec des coordinations locales couvrant toutes les provinces wallonnes ainsi que la Région Bruxelles-Capitale.

www.En-Marche.be

Pour plus dinformation, contactez-nous sur :enmarchebelgique@gmail.com

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